lundi 16 mai 2011

Le (septième) art très féminin de se faire des films



En cette période de Festival de Cannes, on parle cinéma, scénarios, longs-métrages, réalisateurs, mais on évoque moins le Festival off qui se déroule au quotidien. Oui, car la Palme d'or du film devrait incontestablement nous être décernée, à nous, les nanas.

J'étais dans mon lit ce matin et je repensais à un échange de textos que j'avais eu avec un charmant garçon rencontré le week-end dernier et auquel j'avais accepté de donner mon numéro de téléphone. Nous avions eu un échange extrêmement intéressant sur ses origines juives, et partant, sur la situation géopolitique en Israël (en réalité, j'aime à penser que c'est le cas, mais la musique était très forte et nos échanges se sont probablement résumés être des oeillades suggestives et des clins d'oeil entendus).

Toujours est-il que dans mon lit, je me suis laissée aller à imaginer ce que cela pourrait donner entre ce jeune homme et moi. Et dix minutes plus tard, je me retrouvais convertie au judaisme, avec une fille et un garçon prénommés respectivement Eve et Nathan. Je me suis alors mise trois baffes et j'ai filé prendre ma douche (mais quand même, Eve c'est joli).

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis avec un ami particulièrement fleur bleue que je classerais dans la catégorie "nana" en ce qui concerne les rapports amoureux, et donc la tendance à se faire des films. Mon pote a passé le week-end à Bordeaux il y a très exactement neuf jours. Il y a attrapé un coup de soleil, un coup d'amour, un coup d'je t'aime. Et il m'a avoué avoir envisagé suite à ce "love at first sight" les différentes options afin de concrétiser le déménagement de l'être aimé à Lille, comment lui trouver un nouveau job, etc. En effet, il m'a dit : "Tu te rends comptes le hasard de ouf, ils cherchent du monde dans ma boîte ! Et dans sa branche, en plus ! C'est un signe !" (Ces paroles ont été prononcées deux jours après la rencontre).

Voici enfin un dernier exemple qui suffit définitivement à me déculpabiliser lorsque je commence à envisager l'avenir avec un garçon de manière légèrement prématurée. J'ai une amie qui, au-delà de se faire des films, est spécialiste du transfert amoureux. Je m'explique. Dès qu'elle rencontre un mec, même en début de prémices de relation (à savoir : homme croisé dans la rue), elle perd toute personnalité et adopte les hobbies, passions et même style vestimentaire du prétendant. Nous l'avons ainsi connue :
- Fan de Hip-Hop en baggy / casquette NY avec un rapper ;
- Accro de David LaChapelle avec un photographe raté ;
- Artiste peintre avec un... artiste peintre ;
- Ecrivaine avec un mannequin blogueur.

Nous attendons avec impatience le jour où elle rencontrera un Champion de GRS (gymnastique rythmique et sportive, pour les non-initiés).

Et en parlant de coup de foudre... Rendez-vous sur le site de la marque Rhum Raisins, une jeune styliste dont les créations sont toutes plus sublimes les unes que les autres. Vous allez craquer !
http://www.rhum-raisins.com/

8 commentaires:

  1. J'adore vos articles. Comment ne pas se reconnaitre...???!!! ;-))))
    Bravo. Continuez.

    RépondreSupprimer
  2. Mais non mais non, les femmes ne se font pas des films, elles se laissent juste (un peu) dépasser par leurs merveilleuses facultés d'anticipation et de planification!!!

    RépondreSupprimer
  3. Waouh!!! J'ai adoré et beaucoup ri...Il faut parfois imaginer des histoires pour s'évader du train train dans la limite du raisonnable bien sûr! Par exemple, là, j'ai rencontré un Américain qui m'invite en Californie et je ne m'imagine pas du tout me marier avec lui et finir ma vie dans une petite maison avec pour premier enfant Bryan! PAS DU TOUT!

    RépondreSupprimer
  4. Mesdames, mesdemoiselles, quand je vous parlais de transfert amoureux... Sachez que le commentaire supra a ete ecrit par l amie que je vous decrivais plus haut ! Je t ai demasquee Amanda G ! Tu te vois deja rollers aux pieds en bikini, tes seins gonfles a l helium, en train de rider sur la plage. Avoue !!!

    RépondreSupprimer
  5. Plutôt un mix entre Beverly hills et Desperate housewives! (si je l'épouse vraiment, je ressors cet article des tiroirs de mon passé)

    RépondreSupprimer
  6. Cette fille ne peut prendre le risque de partager cet article de peur de créer moultes conflits...

    RépondreSupprimer
  7. à La famille déjantée : tu as raison, ce ne sont pas des films finalement mais des business plans tout à fait indispensables à toute relation, meme hypothétique...

    RépondreSupprimer
  8. hihi le transfert amoureux... et quand vous (ou votre amie) croisez un joli cheval, ça donne quoi?

    RépondreSupprimer

Merci pour ton commentaire, il sera modéré en attente de publication.
A bientôt !
Lili

Creative Commons License
This work is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License.