vendredi 7 janvier 2011

L'homme, cet être fort, viril, courageux... TOUS DES TAFIOLES !!!!

Tout d'abord meilleurs voeux pour cette nouvelle année, le bonheur, bla bla bla, la santé, bla bla bla, et puis l'amour.
L'amour ? Parlons-en. Parce que qui dit amour, dit homme. Il m'a été donné récemment de rencontrer un homme. Un mâle, un vrai. L'homo erectus. Avec la testostérone, les poils, la barbe naissante qui pique ("arrêêêêttte chééérriii, tu piques!!!") mais qui nous fait bien plaisir quand même, et le SEEEXXXEEEE (ah c'est ça le sexe, je me souvenais plus! Mais c'est merveilleux, c'est tellement bien, mais quel prodige, comment j'ai pu m'en passer pendant 6 mois - bon... un an, ok - !).
Alors là on râle un peu, pour la forme... "Fait chier, va falloir que je m'épile le maillot tout le temps, et puis merde, je peux plus aller faire caca quand je veux (parce qu'une fille ne fait pas caca, bah non, les hommes pensent que les filles ne font pas caca).
Et puis il faut se rendre à l'évidence... Convocation du meilleur ami, réunion au sommet : "Mika... Je suis amoureuse, je crois." Et là, le meilleur ami de rétorquer, blasé : "merci, ça fait trois semaines que nous on le sait tous, si c'est ça ton truc hyper important crucial de la mort qui tue, bonjour le scoop".
Et là, idylle parfaite, ralenti avec travelling arrière sur champ de blé avec couple courant nu en riant aux éclats, elle (moi, donc), couronne de fleurs dans sa chevelure sauvage, lui, muscles saillants, musique de fond d'un romantisme à vous arracher des larmes (Angus & Julia Stone, tiens, ca serait pas mal) et patati et patata.



Et puis un beau jour... Plus de nouvelles. Rien. Nada. Niente. Keutchi (je peux vous le faire dans plein de langues, je suis très très forte). L'homme vous a parlé emménagement, vous a dit droit dans les yeux qu'il vous aimait, qu'il n'a "JAMAIS, tu entends mon ange ??, JAMAIS été aussi heureux".
Et puis il revient un beau jour, après avoir fait le mort pendant des semaines, chargées de textos, d'appels et d'innombrables messages vocaux laissés sans réponse, et vous annonce par téléphone qu'il avait besoin de faire le point et que maintenant il est heureux, qu'il sait où il va dans la vie, qu'il va suivre son coeur. Et là, rassurée, un peu quand même (bah oui, il va suivre son coeur, et son coeur, bah c'est moi), vous dites, "et donc ?". Et il vous rétorque de but en blanc : " Et bien mon coeur me dit de ne pas continuer avec toi, et il faut toujours écouter son coeur."
Inutile de vous dire que j'ai immédiatement convoqué une nouvelle réunion de crise. Torrent de larmes, chutes du Niagara, fonte des glaces. Et mon meilleur ami, qui avait suivi toute l'affaire, disparition y compris (j'avais d'ailleurs très sérieusement envisagé l'accident de voiture, l'enlèvement par des petits bonhommes verts, etc.) m'a stoïquement laché : "Tous les mecs sont des tafioles. Tous.". Et là, la testostérone, les poils, la barbe qui pique, et même le sexe (non, pas le sexe, faut pas pousser non plus) m'ont paru bien fades à côté d'une soirée vodka-coca avec celui qui supporte depuis cette rupture le zombie que j'ai été, successivement en boucle sur :
- l'homme de sa vie, puis sur :
- son pseudo-mec, puis sur :
- le connard névrosé bipolaire, puis sur :
- celui dont on ne doit pas prononcer le nom (Voldemort).

Merci Mika. Tu es parfait. (Je t'imagine déjà en train de me dire :"Dis moi quelque chose que j'ignore").

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A bientôt !
Lili

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