vendredi 7 janvier 2011

Etude anthropologique : Lili au supermarché

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Contrairement à la majorité des gens, j'adoooore aller au supermarché. Mais en règle générale, je bloque plusieurs heures, même si à la base je n'ai besoin que d'un paquet de pâtes et de 2 litres de coca-light. C'est l'occasion de découvrir comment les gens vivent. Le supermarché en hiver, c'est comme les terrasses l'été. C'est LA biodiversité par excellence.
D'abord, il faut choisir le lieu. Les gens ne seront pas les mêmes selon si vous allez chez Carrouf' (le vrai Hyper, là vous êtes certain de trouver de tout, de la mère de famille nombreuse classe moyenne au RMIste en passant par l'étudiant fils à papa) ou chez Monop', supermarché Bobo par excellence, où l'on se retrouve entre gens de la bonne société, où l'on mange bio, et où l'on achète du vinaigre au champagne et de l'huile d'olive directement importée de Sicile et garantie pressée à l'ancienne sous les aisselles par des mafieux repentis.
Chez Monop', les clientes sont maquillées comme pour sortir, même à 19 heures, après une journée de boulot dans les pattes, leur visage ne brille pas, leur rouge à lèvres ne file pas, et leur brush est impeccable. Elles font bien entendu leurs courses avec des talons de 12, et sont toutes très grandes. En fait, elles sont toutes comme ça...


Elles achètent des légumes. Du poisson. Aucun plat surgelé, Doux Jésus, quel blasphème ! Chez Monop', vous ne trouverez pas de marque de distributeur, ou presque. "Comment, vous dites ? C'est moins cher ? Mais l'argent, c'est un concept si vulgaire... Vous permettez, je dois encore acheter des mangues et du safran..."

Je suis allée à Monop' hier avec un pote. J'ai acheté comme prévu mon coca-light et mes pâtes. Je me sentais légèrement mal à l'aise, pas maquillée, le cheveu sale, en mode femme d'intérieur (baskets, legging, sweet capuche).


Subitement, au rayon "beauté, soin du corps", où nous étions tranquillement en train de renifler les différents parfums des gels douches (argan, voile de soie, régénéréscence de figue, etc.) à côté d'une trentenaire parfaite en tous points, mon ami m'a tranquillement dit, avec sa voix de ténor : "Dis moi, chérie, faudrait penser à racheter du lubrifiant, parce qu'on a tout donné cette semaine, tu sais dans quel rayon c'est ?". La demoiselle parfaite s'est alors étranglée et a quitté le rayon aussi vite que ses talons pouvaient la faire courir.
Et c'est là que j'ai vu que les clients de Monop' ont beau être beaux, jeunes même à 60 ans (merci l'acide hyaluronique), riches et ne manger que des trucs bons pour la santé, jamais ils n'auraient le sens de l'autodérision nécessaire pour être pleinement épanouis et pour pouvoir aller faire leurs courses en total look Britney Spears.

4 commentaires:

  1. J'aime beaucoup...Boycottons le Monop'style!

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  2. le monop de la Canebiere ( Marseille ) n'a rien à voir avec ça !
    J'y vais les cheveux dans tous les sens avec un haut à capuche monstrueux et tout le monde s'en fout parce que les gens sont tous très différents. de plus c'est toujours drôle, durant la queue devant la caisse, d'entendre comment les adolescentes poussent des cris d'horreurs en voyant que le prix d'un gloss hello kitty.

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  3. Bonjour Catherine ! J'ai discuté avec une copine qui a vécu à Marseille et qui m'a confirmé ce que tu me dis. Elle a ajouté qu'en revanche, celui du Prado était un peu comme celui de Lille, c'est-à-dire le top du top de la hypitude branchouille. Question de secteur peut-être ?

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  4. Pas à Lille mais en "banlieue"... il y a INNO...
    Connais tu?

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A bientôt !
Lili

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